Alliance Universelle.
Livre Collector.
La mouvance créée autour de Georges Roux dit « le Christ de Montfavet » (1903-1981), un guérisseur spirituel qui est passé de la fonction de mystagogue au sens wébérien à la fonction de guide religieux a adopté plusieurs formes sociales depuis son origine. L'auteur décrit les différentes étapes de sa transformation et il relie chacune d'elle à un état du charisme. Il se demande si la dernière forme prise par ce mouvement sous le nom d'alliance universelle n'est pas conçue par les suiveurs de Georges Roux comme le point de départ, le rez-de-chaussée d'une nouvelle Eglise minoritaire.
Le tournant de sa vie se produit en 1947 lorsqu'il se découvre un don de guérison en réalisant de petites guérisons sur ses enfants. Sur le conseil de son épouse, il traite la femme d'un réparateur de cycles, mourante. Ce fut sa première "guérison extraordinaire". À la suite de cet événement, il commence une carrière de guérisseur : des malades viennent chercher un soulagement chez Georges Roux dont l'habitation fut appelée la « Maison du Bon Dieu ». Il aurait ainsi traité des milliers de malades jusqu'en 1950 à la manière d'un simple guérisseur. Il commence alors à écrire plusieurs ouvrages de spiritualité. Georges Roux a ensuite assisté à la création de l'Agence Chrétienne d'Information, puis à celle de l'Eglise Chrétienne Universelle dont il a voulu la création. Il est mort en 1981. Cet homme a donc connu les trois quarts du vingtième siècle. Jeune, il a entendu parler de la première guerre mondiale, il a assisté aux grandes crises de l'entre-deux-guerres, il a connu la seconde guerre mondiale bien qu'étant en zone non occupée, il a eu connaissance des guerres de la décolonisation puis de la contre-culture des années 1968.
Biographie :
Au cours de l'année 1914, qui devait se graver sur bien des stèles, Georges Roux venait au monde au pied du Lubéron. Tandis que l'on cuisait le pain et les fougasses, son autre grand-père régissait les propriétés dans la vallée de la Durance. La guerre transforma son instituteur de père en officier de carrière et l'enfance, commencée dans le mistral et la farigoule, dut aller jouer dans les garnisons de l'Est, puis, en 1923, dans les campements de l'armée du Levant. Juge d'instruction du conseil de guerre, son père se déplaçait dans les villages de Syrie et emmenait avec lui le petit Georges . Des études secondaires, néanmoins, entamées chez les maristes d'Alep, s'achèvent chez les jésuites de Beyrouth où Georges se décide pour la médecine. Arrivé au Liban en 1928, l'année où Agatha Christie divorce et vient visiter les ruines orientales, il rentre en France sept ans plus tard après la mort accidentelle de son père.
Un jour de 1937, Georges Roux, dans son petit héritage de livres, tombe sur les trois tomes de l'Histoire des croisades de Grousset. Ces scènes, ces paysages, il les a vus. Mobilisé comme tout le monde et comme tout le monde prisonnier, il lit encore. Médecin, il est relevé en 43 et installe son cabinet rue du Montparnasse. Sur les conseils de Jean Sauvaget, un arabisant ami de la famille, il suit des cours d'épigraphie sumérienne, apprend l'akkadien à l'Ecole des hautes études et au Collège de France. En 1950, l'Iraq Petroleum Company cherche un médecin, un Français, la Compagnie française des pétroles possédant un quart des parts. Voilà Georges Roux à Tripoli, au Qatar, puis à Bassora sur le Shatt al-Arab. La sumérienne Ur, n'est qu'à deux cents kilomètres. Georges Roux hante des sites qu'il décrit dans la luxueuse revue de l'Iraq Petroleum. Ses lecteurs en redemandent, ils veulent un livre. Après la sanglante révolution de 58, il est expulsé par le général Kassem, à cause de la présence française en Algérie. A Londres, il trouve un emploi dans l'industrie pharmaceutique et, directeur médical international, voyage dans le monde. En 1960, les éditions Allen & Unwin publient son travail achevé, Ancient Iraq. Six ans plus tard, Penguin le reprend en poche et en fait un classique. Retraité, Georges Roux a pu remanier son Ancient Iraq, Invité à tous les congrès, collaborateur de revues, Georges Roux l'amateur se voit citer dans les bibliographies par les plus grands. A. Christie cite le nom du Dr Roux dans son autobiographie
15 €

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